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Les labels de certification : un réel gage de qualité

Des labels de certification ont été créés depuis quelques années pour nous permettre de distinguer les produits réellement fabriqués à partir de matières premières végétales de ceux dont la composition s’avère être d’origine synthétique. Aujourd’hui, il ne suffit plus de brandir le mot « naturel » pour vendre une crème ou un gel douche, il faut avancer des preuves, rassurer le consommateur et lui donner des garanties. « Produit naturel » : cet estampillage massif auquel les firmes cosmétiques ont recours est d’autant plus stratégique que, dans le sillon du mouvement pour le bien-être, les produits naturels ont le vent en poupe. De surcroît, aucune réglementation ne régit l’utilisation de termes naturels, si bien qu’une crème dite « à l’aloe vera » peut ne contenir en réalité qu’une infime quantité de principe actif de plante, de l’ordre de 0,02% par exemple. C’est pour pallier à cette confusion que les certifications, véritables systèmes de contrôle, ont été élaborées dans le domaine des cosmétiques naturels et biologiques afin de permettre aux consommateurs de bien saisir la différence entre un produit naturel authentique et un autre qui n’a de naturel que le nom.

A défaut d’une législation européenne en la matière, des groupements de fabricants ont développé dans chaque pays européen des chartes et des labels, qui donnent lieu à des certifications par des organismes renommés sur le marché pour leur professionnalisme et leur sérieux. En France, les cosmétiques bio sont signalés par cinq labels officiellement reconnus : BDIH (Allemand), Cosmétique Bio Charte Cosmébio, Cosmétique Eco Charte Cosmébio, Ecocert et Nature & Progrès (Français).

Association allemande de professionnels de la cosmétique naturelle, le BDIH existe depuis 1951. Il délivre son propre label de « cosmétiques naturels contrôlés » selon la charte BDIH. Les contrôles sont effectués par l’IMO, un organisme de certification indépendant suisse. La charte établit une liste positive de composants autorisés pour l’élaboration d’un produit cosmétique naturel. Tout ingrédient qui n’est pas présent sur cette liste est interdit d’emblée.

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NaTrue est un label international créé récemment dans le but d’harmoniser les certifications internationales.
NaTrue est né à l’initiative de grandes marques européennes de la bio et distingue trois degrés d’engagement naturels, biologiques et partiellement biologiques.
Hormis l’eau, les produits certifiés ne contiennent que des substances naturelles, des substances transformées d’origine naturelle et des substances nature-identiques. Les teneurs minimales et maximales sont définies de manière stricte pour chaque catégorie de produit.

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Née en 2002, de la collaboration d’une dizaine de laboratoires cosmétiques engagés dans l’élaboration d’un cahier des charges d’une cosmétique éthique, COSMÉBIO est une association qui regroupe aujourd’hui plus de 200 adhérents avec plus de 4 000 produits certifiés. La charte Cosmebio a donné naissance à un cahier des charges très exigeant déposé auprès du Ministère de l’Industrie, définissant de façon stricte, transparente et sans ambiguïté, la « cosmétique Ecologique et Biologique ». Les produits sont certifiés par Ecocert ou Qualité France, deux organismes de certification indépendants français, et peuvent être labellisés Cosmétique Bio ou Cosmétique Eco selon leur composition.


Le logo vert Cosmétique Bio garantit que :
95% minimum des ingrédients sont naturels ou d’origine naturelle
95% minimum des ingrédients végétaux sont bio
10% minimum des ingrédients du produit fini sont bio


Le logo bleu Cosmétique Eco garantit que :
95% minimum des ingrédients sont naturels ou d’origine naturelle
50% minimum des ingrédients végétaux sont bio
5% minimum des ingrédients du produit fini sont bio

Fondé en 1991, Ecocert est un organisme certificateur agréé par l’Etat français, qui contrôle les cosmétiques bio, le mode d’obtention des matières premières et délivre le label Ecocert. Tous les cosmétiques certifiés contiennent au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle et sont transformés selon des procédés respectueux de l’environnement validés par Ecocert. Les 5% restants font partie d’une liste très restreinte, avec seulement cinq conservateurs autorisés. Le cahier des charges impose des exigences sur la fabrication des ingrédients, des produits finis, l’emballage recyclable, la gestion de l’énergie et des déchets.

L’OFC (Organic Food Chain), organisme de certification bio australien comme Ecocert en France, et les Autorités Australiennes (Australian Government Certified) certifient l’origine des ingrédients utilisés et l’utilisation de méthodes de fabrication qui préservent les propriétés des actifs naturels.

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Créée en 1998, Nature & Progrès est une association française de professionnels et de consommateurs engagés en matière d’écologie. L’organisme de contrôle indépendant Certipaq vérifie le respect du cahier des charges Nature & Progrès. Ce dernier autorise uniquement l’emploi de végétaux bio et impose un engagement important des marques sur de nombreux points environnementaux (économies d’énergie, gestion écologique des déchets) et sociaux (solidarité entre les adhérents).

La raison pour laquelle co-existent ces différents labels est que chacun d’entre eux a sa propre histoire et prend ses racines dans les convictions de l’organisation qui le sous-tend. Par ailleurs, chaque label représente un cahier des charges propre à chacun d’entre eux, avec leurs spécificités et leurs similitudes concernant les critères de certification des produits. Ainsi, le pourcentage d’ingrédients naturels et biologiques imposé varie selon les labels. Ecocert exige qu’au moins 10% du total des ingrédients et 95% des végétaux contenus dans le produit soient issus de l’agriculture biologique, tandis que le BDIH impose la version bio pour certains ingrédients seulement. Néanmoins, on dénombre sept critères communs indispensables à la fabrication d’un produit cosmétique :

o Les matières premières végétales, autant que possible issues de la culture biologique contrôlée et de la cueillette sauvage biologique contrôlée ;
o La protection des animaux, soit l’interdiction de tests sur animaux ni de recours à des matières premières issues de vertébrés morts ;
o Les matières premières minérales, limitées à quelques exceptions ;
o Les matières premières à intervention réduite, obtenues par hydrolyse ou estérification par exemple ;
o Un renoncement délibéré aux colorants organiques synthétiques, aux substances odorantes synthétiques, aux matières premières éthoxylées, aux silicones, à la paraffine et autres produits dérivés du pétrole ;
o La conservation, limitée à une liste de conservateurs autorisés comme l’alcool benzylique ou l’acide salicylique ;
o Pas de traitement par ionisation, qui est un processus de rayonnement radioactifs utilisé pour désinfecter les matières premières et les produits finis.

L’obligation d’afficher l’INCI sur les emballages des produits permet au consommateur de connaître exactement leur contenu. Mais pour ceux qui ne sont pas familiers avec les termes chimiques comme le Phenoxyisopropanol ou le Dimethicone Copolyol, inscrits en caractères minuscules d’une couleur qui ne se détache pas du fond de l’emballage, les logos de certification imprimés sur l’étiquette des produits sont d’une aide précieuse.

Une nouvelle réglementation est en phase d’être élaborée au niveau européen : c’est le projet REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemical products / Enregistrement, Évaluation et Autorisation des Produits Chimiques). Selon cette future réglementation, toute substance chimique dite préoccupante devrait être autorisée avant d’être produite ou utilisée. Cette mesure représente un espoir dans la lutte contre les composants de synthèse, réputés allergisants et cancérigènes, dans la perspective de voir se généraliser une industrie cosmétique plus respectueuse de la santé et de l’environnement.

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